L’Eldorado, pour le hockeyeur suisse, se situe en Amérique du Nord. Là où le puck est roi, les salairesmirobolants et la gloire assurée pour qui parvient à remporter la coupe Stanley. Le Graal suprême. Depuis que David Aebischer s’est imposé en NHL, qu’il a soulevé le trophée, plusieurs autres Suisses se sont engouffrés dans la voie. Tous n’y ont pas forcé les portes au point de griffer régulièrement la glace de la meilleure ligue au monde.Mais depuis une dizaine d’années, ils sont nombreux à tenter leur chance. Des talents qui ont pour noms, désormais, Roman Josi, Luca Sbisa et Nino Niederreiter. Les deux premiers suivent les traces deMarc Streit, le premier défenseur qui peut être véritablement qualifié comme un titulaire à part entière. Quant au troisième, il a fêté ses 18 ans hier. En principe, il devrait faire ses armes au sein de l’une des ligues mineures où patientent de nombreux hockeyeurs en quête d’un contrat plus lucratif. Reste qu’il est considéré comme le plus grand talent offensif du pays, le joueur qui va ouvrir la porte de l’Amérique du Nord aux attaquants suisses. Faut-il dès lors s’étonner si ces jeunes internationaux font des émules à tous les niveaux? Cet été, plusieurs Valaisans se sont envolés pour l’Amérique du Nord. Tous n’ont pas été «draftés», tous ne vivront pas de leur sport. Certains n’ont d’autres ambitions que l’apprentissage d’une langue tout en pratiquant leur sport favori. Mais en leur for intérieur, tous rêvent de suivre les traces de leurs héros. C’est aussi ça, le rêve américain.
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