SIERRE-ANNIVIERS - LA CHAUX-DE-FONDS 5-4Bien que privé de Jinman et de Botta, blessés, et de Zerzuben, malade, Sierre reprend la main dans la série.

Que peut-il encore arriver à Sierre? Dans le genre poissard, il a désormais donné. Lui qui avait déjà perdu Jinman et Botta, tous deux blessés, il a encore été privé de Zerzuben, malade. En l'espace de trois jours, c'est donc trois pièces maîtresses dans son jeu qui ont quitté la glace. Provisoirement ou plus durablement. Or, il s'en est quand même sorti. Par les poils, certes. Mais il a repris la main dans cette série. Dès lors, que peut-il encore sincèrement lui arriver?
Certains argueront peut-être qu'outre les éléments contraires, il a encore dû lutter contre l'arbitrage. Peut-être. Ou pas. C'est une question d'interprétation. Toujours est-il que si Sierre a pu se sentir lésé durant le tiers médian, il doit se souvenir que c'est à cinq contre quatre qu'il a fait pencher la balance. Et qu'il s'est retrouvé devant dans cette rencontre bien plus équilibrée que les deux premières. Songez qu'il a bénéficié de trois périodes d'affilée en supériorité numériques. Les trois fois, il n'a pas eu besoin de plus de trente secondes pour faire rougir la lampe. Une efficacité qui, au final, a suffi pour qu'il enlève ce troisième acte. «Nous avons inscrit trois buts importants», confirme Bob Mongrain. «Bien sûr, nous avons encore commis quelques erreurs défensives en leur offrant quelques surnombres. C'est la démonstration qu'on a encore une marge de progression.»
Sierre a enfoncé le clou lors du troisième tiers grâce à un penalty transformé par Cormier. Une habitude, serions-nous tentés d'écrire tellement le Canadien est efficace dans ce genre d'exercice. Mais au-delà de ce duel remporté par le capitaine, il convient de relever l'action qui a contraint Vacheron à commettre l'irréparable. Il y a d'abord cette magnifique passe dans la profondeur de Haas - un beau joueur, lui aussi - et le déboulé de Wüst en direction de Todeschini.
Quand bien même Neininger a réduit l'écart en fin de match, que La Chaux-de-Fonds a tenté le tout pour le tout en sortant son gardien à trente secondes du terme, Sierre n'a pas vraiment tremblé. Il a mérité son succès pour n'avoir pas cédé à la panique alors que le sort s'acharnait sur lui et pour avoir comblé trois absences très importantes en travaillant tant et plus. Autre motif de satisfaction: la performance défensive de la ligne emmenée par Classen. Elle a considérablement réduit le champ d'action des deux étrangers adverses. Quant au gardien Streit, il a parfaitement tenu la baraque. «Oh oui», commente Bob Mongrain. «Il a réalisé des arrêts déterminants. C'est une grosse victoire collective, une grosse satisfaction aussi compte tenu du peu de temps à disposition pour recréer une nouvelle dynamique. La ligne de Classen est montée en puissance dans la partie.»
Sierre a donc fait la moitié du chemin en remportant ses deux premiers duels à domicile. Mais il a incontestablement les moyens d'aller gagner au moins une fois sur la glace adverse. «Oui, si l'on gomme les erreurs défensives commises lors de notre premier déplacement», conclut le coach canadien.
je vois mal sierre aller battre les neuchalelois d en haut,Jinman n est pas remplacé...et ons connais l impacte de se joueur,mais je tiens les pouces HOP SIERRE