DIDIER TOSILe Valaisan est membre du conseil d'administration du Lausanne HC, l'adversaire de Viège. La promotion, oui, mais pas à n'importe quel prix.

Mais que fait encore Lausanne en LNB? Fort d'un budget supérieur à tous ses adversaires, d'un public qui n'a pas d'équivalent et d'un bassin économique solide, le club vaudois n'est pas à sa place. Il mériterait de se frotter aux équipes de l'élite. Didier Tosi, un ancien gardien de ligue nationale, est membre du conseil d'administration depuis trois saisons. Le Valaisan, très proche de l'équipe et de l'entraîneur, confirme d'ailleurs que la promotion est un objectif réaliste. Mais qu'il ne justifie pas toutes les audaces financières.
Lausanne est chaque année candidat à la promotion. Pourquoi est-ce si difficile pour vous d'y accéder?
Parce que nous nous refusons de faire n'importe quoi, sur le plan financier, pour atteindre notre objectif. Pour assurer le coup, il faudrait dégager davantage de moyens. Or, tant que nous serons en place, c'est juste exclu de prendre des risques inconsidérés. Au contraire, nous sommes prudents. Notre priorité absolue est d'assurer l'équilibre financier. Lorsque j'étais joueur, Lausanne a dû vivre cinq faillites. Chaque fois, c'est une catastrophe qui a fait perdre cinq ans au club.
Pourtant, il est admis que Lausanne est le seul de LNB à bénéficier du soutien populaire, du bassin économique et des infrastructures pour faire le grand saut...
Je confirme. L'apport des sponsors et des clubs de soutien est en augmentation. Les spectateurs sont là. Nos relations avec la ville sont au beau fixe. Mais pour aller plus loin, il faudrait compter sur un mécène. Or, nous ne l'avons pas. Il se murmure que le groupe Anschutz a investi 20 millions à fonds perdus pour faire de GE Servette ce qu'il est devenu. C'est énorme. A Lausanne, nous ne pouvons pas nous reposer sur un tel apport.
A combien s'élève votre budget?
Je ne le sais pas exactement.
Cinq millions?
Peut-être un peu plus. Cette saison, nous le bouclerons.
Combien vous manque-t-il pour assurer quasiment une promotion?
Il faudrait dénicher un million en plus avant même le début de l'exercice. C'est considérable, c'est même la moitié du budget de nombreuses équipes.
Quelles auraient été les conséquences d'une élimination en quart de finale face à Ajoie?
Notre budget prévoit la participation aux demi-finales, au minimum. Nous aurions alors déploré une perte financière. Maintenant, si vous me demandez si l'on aurait eu les moyens de combler ce déficit, je vous répondrais par l'affirmative. Une perte ponctuelle n'aurait pas été dramatique.
Que faut-il encore réunir pour fêter une promotion?
Il faut beaucoup de chance. Je constate que les clubs de LNA veulent Lausanne au sein de l'élite. Mais ils ne font rien pour nous aider à monter. Prenez le barrage! L'avantage de la glace est toujours pour le sociétaire de LNA au détriment du champion de LNB. Je suis d'accord que l'aspect sportif doit primer. Mais je suis favorable à ce que la promotion réponde avant tout à des critères économiques. Regardez le modèle nord-américain! Ce n'est pas un hasard si la NHL est la meilleure ligue du monde. Si notre championnat de LNA est aujourd'hui aussi relevé et qu'il permet à des joueurs d'évoluer en NHL, c'est parce qu'il génère des bénéfices et un gros attrait. Et parce qu'il est fort, économiquement.
A vous entendre, Lausanne aurait donc sa place en LNA...
Bien sûr. Des études de marché ont révélé que nous avons la capacité financière pour évoluer à l'échelon supérieur.
Ce qui, de toute évidence, n'est pas le cas pour toutes les formations de l'élite...
Ambri et Langnau, par exemple, ont une histoire derrière eux. Mais ce n'est pas une raison pour barrer la promotion d'un club de LNB qui a les moyens et l'envie d'aller de l'avant. La saison passée, nous avons failli reléguer Bienne au terme du barrage. Compte tenu de la dynamique qui entoure ce club, du projet de nouvelle patinoire, sa relégation aurait été regrettable. En LNA, les clubs doivent d'abord répondre aux critères économiques.
Avez-vous le sentiment d'avoir mis tous les atouts de votre côté?
Sincèrement, oui. Nous avons renforcé l'équipe en cours de saison. Avec John Van Boxmeer, nous avons amené de l'expérience et du charisme. C'est quelqu'un qui force le respect.
Ne seriez-vous pas intouchables avec deux étrangers au top?
Nous n'avons pas eu de chance avec Alexandre Tremblay, longtemps blessé cette saison. Quant à Jonathan Roy, il vient en forme au bon moment. Le marché des étrangers est saturé. Nous avons vainement cherché durant toute la saison. Même en LNA, certains n'ont pas trouvé l'oiseau rare.
Quelles sont vos relations avec GE Servette?
Après un épisode fâcheux, le printemps passé, nos relations se sont normalisées. La venue de John Van Boxmeer n'y est pas étrangère. Il est vrai que nous profitons davantage de cette collaboration que l'inverse.
Sincèrement, quel intérêt a GE Servette à vous aider?
La présence de Lausanne en LNA créerait davantage d'engouement et amènerait plus de spectateurs encore à la patinoire. Il y a également un projet dans l'air, celui d'organiser un derby à ciel ouvert au stade de Genève. Nous ne serions pas concurrents sur le plan économique. Je suis d'ailleurs convaincu qu'il y a de la place pour deux équipes de LNA sur le bassin lémanique. GE Servette n'a qu'un seul souci: sa patinoire. Elle est un frein à son développement.
Ne profitez-vous pas, l'un et l'autre, des soucis rencontrés par les clubs de football?
J'admets que notre concurrent le plus direct serait Lausanne-Sports, plus que les hockeyeurs de GE Servette.
Que vous inspire votre adversaire en finale, Viège?
Beaucoup de respect. Viège a été l'équipe la plus constante durant la saison régulière. Elle pratique aussi un hockey rapide, attractif. Franchement, elle est agréable à voir jouer. Ses dirigeants ont fait du bon boulot. A titre personnel, j'aurais bien aimé affronter Sierre. Mais il faut bien reconnaître que la finale oppose les deux meilleures équipes.
En cas de retrouvailles face à Bienne, avez-vous le sentiment d'être mieux armés cette saison?
Nous sommes plus homogènes, plus solides défensivement. En 2009, nous avions eu de gros soucis avec nos étrangers. Cette fois, ils sont en meilleure condition. Globalement, nous sommes mieux équilibrés.
@KRIE
T es juste pathétique ! Je viens du gros de vaud et je peux t'assurer que le gros de vaud n'est pas derrière visp. Quant a tes propos sur nos dirigeant, viens pas parler de ce que tu ne connais pas. Tu es certainement un supporter frustré qui craint l'ascencion de Lausanne car tu la sais très bien réalisable. Pas de soucis, on a l'habitude des gars comme toi, la jalousie on connait !
HOPP VISP ...
c'est les dirigeants qui sont sur la glace? réfléchis...
G qu'un mot à dire... Allez les gars remportez cette victoire pour le Valais vous allez y arrivez je crois en vous... Prouvez que la volonté dépasse les millions qu'ils ont dans leur budget. Courage!!! Battez vous comme les vrais lions que vous êtes! Soyons nombreux derrière vous à Malley ou ailleurs. Des melons doivent être dégonflé... Même le gros-de-vaud vous soutiens alors rendez-vous ce soir à Malley... Les vrais champions c'est vous!!!! HOPP VISP
P.S.: Avec un budget comme lausanne l'a et qu'ils n'arrivent pas à monter cela prouve et reprouve l'incompétence totale de ses dirigeants, ils devraient plutôt ce cacher que de se répandre dans la presse... Au fait pour le groupe Anschutz c'est peut-être que le lhc en vaut pas la peine?