RED ICE - GUIN 4-1Les Valaisans n'ont pas vraiment tremblé pour enlever un premier succès en finale des play-offs. Guin bien trop timide offensivement.

Bien sûr, rien n'est fait. Il n'empêche que Red Ice a posé un premier jalon en direction du tour final qui doit le ramener en ligue nationale. Certes, rien ne dit que Guin ne parviendra pas, sur la longueur, à lui mettre quelques bâtons dans les roues. Mais le premier acte d'une série appelée, au mieux, à compter cinq matches n'a pas vraiment posé de problèmes aux Valaisans. Eux qui ont toujours fait la course en tête, qui se sont créé les meilleures occasions et qui n'ont quasiment pas commis d'erreurs individuelles ont passé une soirée somme toute assez tranquille.
Même si Red Ice a dû attendre d'obtenir une longue - cinq minutes - période en supériorité numérique pour prendre le large, il n'a jamais tremblé. Ou si peu. «Quand Guin a égalisé, en fin de premier tiers, nous avons dû «tuer» une pénalité mineure», rappelle à juste titre Pierre-Alain Ançay. «Nous n'avons rien changé à notre système de jeu pour autant.»
A plus forte raison que Red Ice a immédiatement repris la main, Ançay et Burdet s'échappant à deux face au malheureux portier fribourgeois, bien démuni. Auparavant, Benoît Moret avait ouvert les festivités grâce à un exploit individuel qui lui a permis de prendre le meilleur sur son adversaire et de loger le puck au bon endroit. Bien plus tard, c'est un geste répréhensible de Fasel sur Dénéréaz - le Bas-Valaisan est resté quelques instants groggy sur la glace - qui a définitivement fait tourner le match. Perrin, en s'y reprenant à deux fois, et K. Imsand ont scellé le score. En toute justice. Red Ice était meilleur que son adversaire. «Je me méfiais de Guin qui, aussi bien défensivement qu'offensivement, sait tout faire», poursuit l'entraîneur bas-valaisan. «Mais nous avons démontré une telle rigueur défensive que les Fribourgeois n'ont jamais pu entrer à pleine vitesse dans notre zone. J'ai beaucoup aimé notre performance défensive. Nous avons aussi pu nous appuyer sur un très bon Bruegger.»
Guin s'est bien offert deux surnombres, à deux contre un. Mais les deux fois, alors qu'il était déjà mené d'une longueur, son action de rupture a fait long feu. De toute façon, Guin s'est révélé bien timide offensivement. «Je crois plutôt que nous avons parfaitement joué dans notre zone et que nous ne lui avons rien concédé», estime Pierre-Alain Ançay. «Ça fait plaisir de voir des joueurs s'éclater ainsi sur la glace.» Red Ice n'a même pas été gêné par le manque de rythme, lui qui attendait depuis une bonne semaine que l'autre demi-finale se décante. «Je ne craignais pas trop de manquer de rythme. Par contre, je redoutais davantage les émotions. Nous étions en manque depuis dix jours alors que Guin sortait d'une qualification obtenue aux penalties, trois jours plus tôt. Ils étaient euphoriques et auraient pu en profiter. Maintenant, la pression est sur les épaules de Guin qui devra gagner chez lui». Pour l'anecdote, Guin a déposé un protêt avant le coup d'envoi pour un numéro de joueur - celui de Benjamin Moret - incorrect sur la feuille de match.